Le bouquet du bonheur

Cette année ce ne sera pas le brin de muguet que je vous offrirai, il est fleuri depuis trop longtemps dans le jardin.

Je vous offre mes arbres en fleurs :

Boules de neige

Et seringat

Les deux pris en photo ce soir pour aussi vous souhaiter une bonne fin de semaine et surtout un excellent week-end.

vide-grenier de confinement

Depuis quelques jours, moi-même en manque de lecture, ma biblio, comme toutes les autres en France, étant fermée, j’ai décidé de vider mes étagères et mettre les livres que j’ai lus et ne relirai pas, à la disposition des gens passant devant chez moi.

Une petite affiche indique qu’une petite participation peut-être déposée dans la boîte aux lettres. Il y a des gens très généreux, d’autres qui vident leur porte monnaie de la menue monnaie dont ils ne veulent plus et d’autres qui se servent sans arrière pensée.

Tout ce qui est pris est bon à prendre, puisque ces livres prennent de la place dans mes placards et font le bonheur des lecteurs en panne de livres, tout comme moi. J’ai recours à l’e-book en ce moment … Pas vraiment sûre que j’aime lire au travers d’un écran, je teste cet après-midi. Pause, je ne couds pas de masques, je me laisse une demi-journée de répit.

Comme j’ai testé le dépôt de livres, depuis hier, je teste le vide-grenier !

Tout le monde est privé de ces expositions, qui, il faut le reconnaître, étaient bien trop nombreuses chaque week-end, partout, absolument partout.

Toujours dans un souci de vider mes cartons et surtout dans l’objectif de ne plus me déplacer avec la voiture chargée, partant très tôt le dimanche matin et rentrant à pas d’heure le dimanche soir, fatiguée après une journée à piétiner debout, dans la foule et la poussière, le sourire scotché aux lèvres même si les ventes ne décollent pas, obligée de charger, décharger, exposer, présenter, faire l’article, remballer, recharger, re-décharger et arrivée à la maison ranger le tout au grenier, avec les envolées de marches et le poids au bout des bras, je rajoute des affaires sur mon mur de jardin :

Avec encore la petite affiche expliquant en gros « à vot’bon coeur M’sieur-Dame »

Je ramasse le soir et ouvre la boîte aux lettres.

Bon ce n’est pas non plus l’enrichissement, mais au lieu de vieillir dans le fond des cartons c’est mieux que rien et cela me fait de la place. Je laisse les sous par terre ils attendent de se libérer des éventuels microbes mal venus 😦

Eh oui, même des pièces rouges !! 😉

Je pense même que mon étalage ravit les marcheurs passant par là, qui farfouillent dans les « trésors » !!

Et vous que faites vous d’original pendant cette période inédite ?

Bon dimanche

les derniers

Cela fait déjà quatre semaines que j’ai commencé à coudre des masques. Alors qu’au début j’ai eu un mal fou à essayer de distribuer gratuitement ma production, aidée par un journaliste, je me suis mise à usiner dans mon grenier-atelier.

N’ayant plus d’élastique depuis les vingt premiers masques, j’ai cousu des liens qui sont devenus, aux dires des usagers, plus agréables à supporter.

J’ai essayé de préserver ma nouvelle machine à coudre en la nettoyant et dépoussiérant plus qu’il ne le faut. Je ne tiens pas à perdre mon joyau pour avoir trop cousu des affaires que je donne. En passant je tiens à signaler que le fil à coudre en cônes de chez Lidl est de piètre qualité, pas par sa résistance, qui ma foi est correcte, mais par sa propension à dégager une folle poussière. J’ai vite laissé de côté ces cônes et me suis rabattue sur mon vieux stock de cônes de fil coton blanc qui me restait de mon activité de commerce de robes de mariées. Là beaucoup moins de ménage à faire, même si toutes les heures j’y allais d’un coup de pinceau.

J’ai tenu un décompte de ce que j’ai cousu (et dois encore pour ma mari et moi, tout de même !!) comme masques, entre mars et avril, en quatre semaines, 398 unités. Pour ne pas dire 400, que je risque fort d’obtenir en en faisant un peu plus pour nous deux.

A ce sujet !

Pour ma moitié et moi-même j’ai souhaité changé de tissu. Du bleu !! Ah comme c’est bizarre :

Je fais les deux premiers et par acquit de conscience en propose un à l’essai à mon mari. Bien m’en a pris, mon géant s’est retrouvé avec un confetti sur le bout du nez. J’ai donc agrandi le patron et fait un spécial grand format :

Une petite différence de taille entre les deux, on ne pourra pas s’échanger nos masques :

Les gens qui m’ont commandé des masques ont été très généreux. Qui un bouquet de fleurs, qui du chocolat, qui un gros poulet (géniale idée !!) et des sous qui vont me servir à faire nettoyer ma machine quand nous serons autorisés à sortir. Une jeune demoiselle, très habile de ses mains et artiste en devenir m’a offert une jolie carte qui m’a profondément émue :

J’en ai fini avec cet épisode, je ne désire plus confectionner de masques dorénavant, j’en ai fait ma part. Et puis maintenant tout le monde s’y met, alors qu’on m’oublie s’il vous plait. Ils sont souvent à vendre, certes, mais restent dans des prix raisonnables, ou pas :

En plus ces masques ne sont plus recommandés à cause de la couture qui passe par le nez et la bouche !!

Bon courage à tous, maintenant je vais faire autre chose, le ménage (que j’ai délaissé depuis un mois à raison de jusqu’à 9 heures de travail journalier) chez moi pour commencer 🙂

 

Ne pas se tromper de tuto

Tout est dit et son contraire depuis quelques mois, avez vous remarqué ?

Ces fameux masques inutiles deviennent indispensables.

Mais encore une fois, les fameux tutos des hôpitaux de Grenoble et Saint-Brieuc sont aussi à proscrire, voila ce qu’en dit Bérangère sur son blog et ce qu’elle rapporte :

.UPDATE : l’ANSM (l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament) à proscrit l’utilisation de masques avec une couture sagittale (=couture verticale passant par le nez, la bouche et le menton). J’ai donc retiré de cet article, les tutos et photos concernant ces types de masques.

En dehors de cela il faut lire tout son article qui est très explicatif sur les matières à utiliser, c’est son métier d’ingénieur textile.

Donc moi je continue dans ce que je fais, finalement, sans le savoir, je ne me suis pas plantée.

141 de plus de cousus depuis le 1er avril.

Bonne soirée

 

dérogation pour faire les courses de première nécessité

Une médaille en chocolat !!

Mes amies, j’en rêve éveillée. Une bien grosse, bien noire et bien gourmande. Qui ? La médaille ou moi !

En fait, j’adore le chocolat. Je tombe dedans sans savoir me raisonner. Pas au point d’en faire une crise de foie quand même.

En ce moment nous sommes confinés. Ah oui, vous aviez remarqué aussi. Et puis je n’ai pas vraiment le temps de sortir avec mes activités masqueuses. A ce sujet, 20 aujourd’hui, doucement tranquillement, je suis à la retraite tout de même. Et d’ici samedi 60 en commande. Il faut dire que mon café a failli passé de travers ce matin. J’étais tranquille, en me disant que la folie masqueuse était derrière moi suite à l’article du journal de samedi qui m’a fait travailler d’arrache-pied jusqu’à mardi. Donc ce matin, je me posais avec délectation. Comme tous les matins, après mon petit dej, je regarde les news en ligne, et là …. un autre article, consacré précisément à moi personnellement, myself, toute seule. Oups ! Du coup je file dans la salle de bains sans trop me poser de question et j’entends mon téléphone qui commence à me transmettre mes mails. Bon, ben yapluka !! Je vous avouerai que je suis ravie. J’arrive en soirée un peu cuite, mais contente de ma journée.

Pour en revenir au chocolat.

Je mérite une médaille en chocolat, hein, on est bien d’accord. Mais quand vous allez voir ce que je fais vous allez douter de cette prétention.

Voilà, j’avoue, je fais des courses de premières nécessité :

Et ce n’est qu’une petite partie de mon dernier achat, nous sommes déjà tombés dedans … Même pas honte, bien que !

Bonne soirée,

j’ai demandé de l’aide

Finalement la presse quotidienne locale tente de m’aider pour diffuser les masques que je couds

Un grand merci à Ouest France.

Résultat, une personne de Lorient m’a appelée à l’aide. Problème je ne peux pas répondre à sa demande, nous n’avons plus de service postal sur la commune. Si cette personne est confinée, ben, moi aussi, je ne peux aller livrer ces faillis masques.

Sur les réseaux sociaux on constate que la Poste fait de la pub pour envoyer ses colis de chez soi. Cela fait de très nombreuses années que j’utilise déjà « Montimbreenligne ». Mais comment voulez-vous que j’envoie des colis de chez moi si personne de la Poste ne vient le récupérer dans ma boîte aux lettres ?

J’ai les mains liées …

Très bonne nouvelle, j’ai retrouvé un stock de grosses enveloppes kraft, dans le fond de mon atelier, je reprends la couture, et les demandes m’arrivent (ça du reste c’est une moins bonne nouvelle, cela veut dire que les gens en ont besoin).

Et il y a une levée par jour à 16 heures sur la commune, youpi !!!!

 

 

chanceux !

Nous sommes une génération de préservés, nous les soixantenaires.

Nous n’avons pas connu la guerre, mais nos parents l’ont subi de plein fouet au cours de l’adolescence et nous ont appris, à nous leurs enfants, qu’il ne fallait pas gâcher la nourriture, qu’il fallait respecter son prochain et l’aider dans la mesure de son possible, qu’il fallait travailler dur pour gagner sa vie, etc.

Nous avons vécu une enfance de petits plaisirs simples qui complétaient notre vie d’écoliers en jouant à l’extérieur.

Après le bac, nous avions accès à n’importe quelle université ou école, pas obligés de passer obligatoirement par le sas Parcoursup.

Quand nous étions aux études il était très facile de trouver des jobs d’été et les logements étudiants se trouvaient assez facilement à des prix corrects.

Quand il nous a fallu trouver un travail, c’était immédiat et tout le monde recrutait.

Nous avons vécu la lenteur du Minitel et l’avènement d’internet en faisant nos armes sur le DOS (disk operating system) pour comprendre l’informatique balbutiante et ultra compliquée, ensuite Windows nous a semblé une partie de plaisir.

Nous avons été, à notre tour, parents et nos enfants partaient à l’école sans accompagnement, pas de risque d’insécurité. Pas besoin de téléphone portable comme fil à la patte, on vivait en toute liberté.

Je passe bon nombre d’étapes et maintenant …

Lors de cette pandémie, nous ne risquons pas de perdre notre outil de travail et de survie financière car nous touchons notre retraite.

Si nous sommes en bonne santé et restons bien confinés, nous ne risquons pas d’y passer.

Je frémis vraiment pour l’avenir de mes enfants et de mes petits-enfants.

Restez chez vous, dites vous que vous êtes vivants et que la vie est belle malgré tout cela.

Bonne journée

 

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